Rien échappe au Canard Enchainé.

Donnant à l'UMP une nouvelle occasion de taper sur le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, l'hebdo satirique fait ses choux gras du tour de passe-passe, pourtant totalement légal et transparent, dont a bénéficié Manuel Valls à la mairie d’Évry.

Obligé de quitter ses fonctions de mairie au nom du non-cumul des mandats, le nouveau locataire de la Place Beauvau s'est en effet consolé en gardant un même niveau de salaire... Alors que ses collègues du conseil municipal émargent à 1 100 euros mensuels, Manuel Valls s'est ainsi vu octroyer par la ville, sur vote dudit conseil, un salaire supérieur fixé à 1 700 euros nets, somme qui s'ajoute donc aux 9 396 euros de son salaire de ministre.

S'il promet de remplir pleinement ses fonctions de conseiller municipal, Manuel Valls aurait dû se douter que cette histoire allait à l'encontre de l'effort symbolique de baisse budgétaire voulue par François Hollande dès son arrivée à l’Élysée.

"C’est absurde. Les ministres ne sont pas encore payés tant qu’ils sont encore députés. Je garde mes indemnités de député et d’élu local, à la baisse. Après, je serai de toute façon écrêté", a tenu à réagir l'intéressé.