A l'occasion de son concert à Paris Bercy le 1er octobre prochain, Booba a donné une interview au Journal du Dimanche.

Comme à son habitude, le rappeur n'a pas pratiqué la langue de bois et a dit quasiment tout ce qui lui passait par la tête.

Résultat : du clash et des punchline à tous les étages.

D'abord, Booba parle du rap français et de ne passe pas par 4  chemins : "Du pipi de chat. En partie à cause de Skyrock qui a formaté le rap, avec le consentement des rappeurs médiocres. C’est aussi un problème de génération et de culture. Quand le rap français a explosé, beaucoup de jeunes ont arrêté d’écouter du rap américain et de kiffer la musique tout court. Et leur créativité s’est appauvrie. Quand t’écoutes les instrumentaux aujourd’hui, on sent un vrai manque de culture musicale. Le mètre étalon du rap, c’est le rap américain. Comme le mètre étalon du reggae, c’est la Jamaïque et Bob Marley".

Booba en place ensuite une pour Diam's, égratignée à plusieurs reprises dans ses anciens textes.

Quand on lui demande ce qu'elle devient selon  lui, il déclare : "C’est un druide, aux dernières nouvelles. Elle est à fond dans la religion, elle a tout arrêté, c’est ce qui se dit en tout cas. Elle a une maison dans la forêt, elle donne des cours de Coran. C'est bien si elle a trouvé sa voie. Au moins elle ne rappe plus".

Sympa !

Booba, grande gueule du rap made in France, et roi de l'égo trip, n'a pas honte de sa réussite et est même fier de la jalousie qu'il peut susciter.

Il explique : "Le jour où je n’aurais plus de jaloux, je me poserai des questions. Ça fait partie du jeu".

Mais au fait, faire  Bercy, ça lui fait quel effet ? Booba déclare : "Je voulais chanter à Bercy depuis longtemps. Si tu remplis Bercy, tu es le "boss". On l’a fait en indépendant, sans même le soutien de Skyrock".

Beau travail car tous les billets ont été écoulés et le concert affiche désormais complet, preuve que les fans sont toujours présents.

Pas mal pour un chanteur qui vit désormais à Miami, mais qui n'oublie pas pour autant d'où il vient.

Booba explique : "(...) J’ai toujours mon pied à terre à Boulbi (Boulogne-Billancourt, ndlr). Je reviens toujours avec plaisir en France pour revoir mes potes, la famille. Je fais du 50/50. C’est un bon équilibre".

Et comme le rap et la politique vont souvent de paire, le journaliste Eric Mandel ne pouvait pas passer à côté de la question qui tue.

Sur son clash envers Marine Le Pen sur le titre Paname, Booba déclare : "Elle est bien plus dangereuse que son père qui ne s’est jamais illustré par une grande finesse d’esprit. Je la trouve bien plus subtile et sournoise. Elle représente donc un plus grand danger. Je n’ai jamais voté de ma vie, mais si elle se retrouve au second tour de la présidentielle en 2012, je voterai pour lui faire barrage. Je suis même prêt à voter Sarkozy contre Le Pen. C’est vous dire...".