Il est l'un de nos plus grands chanteurs français et a vendu des millions d'albums dans l'Hexagone. Et pourtant, Johnny Hallyday aurait fait des pieds et des mains pour éviter de payer la note. Une sacrée addition, il faut le reconnaître : en 2011, le Fisc a imposé à la star un redressement de 9 millions d'euros, et Johnny Hallyday est en train d'user tous les recours légaux pour éviter d'avoir à payer sa dette. Malheureusement pour, l'une de ses dernières actions en justice vient d'être déboutée : elle avait pour but de négocier un délai pour le paiement d'une partie de ses impôts sur dividendes, s'élevant à une peu plus de 139 000 €. D'après l'avocat du chanteur, il lui serait impossible de régler cette somme sans mettre Pimiento Music SAS, sa société, en cessation de paiement.

Johnny Hallyday perd son procès contre le Fisc

L'interprète d'Allumez le feu avait pourtant remporté une 1ère victoire auprès du tribunal administratif de Paris il y a 2 ans, quand il avait réussi à ramener la majoration appliquée sur son redressement fiscal de 80 à 40 %. Johnny Hallyday avait réussi à l'époque à convaincre la justice qu'il n'était en rien le "principal instigateur ou bénéficiaire" du montage fiscal. En 2016, il tente encore sa chance en réclamant aux Finances Publiques un délai pour le paiement du redressement relatif à l'impôt sur les dividendes touchés pour les années 2008-2009, et qui s'élève à 139 105 €. La star a affirmé être dans l'incapacité de régler cette somme. Sa demande a d'abord été déboutée en septembre 2016 par la cour d'appel, une décision qui vient d'être confirmée ce 10 février par le Conseil d'Etat. Dommage : le même jour, Johnny vendait sa Cadillac décapotable pour la modique somme de 270 000 €, et sa Harley-Davidson pour 280 000 €, un joli bénéfice entièrement reversé à l'association La Bonne Etoile, qui s'occupe des enfants orphelins, malades ou abandonnés au Vietnam.

Un montage fiscal très élaboré

Les démêlés de Johnny Hallyday avec le fisc ne remontent pas à hier. Le Fisc s'est rappelé à son bon souvenir pour la 1ère fois en décembre 2011 en lui présentant son redressement de 9 millions d'euros. Les Inspecteurs des Finances Publiques avaient en effet enquêté sur le montage fiscal complexe qui a permis à Johnny Hallyday d'échapper à l'impôt sur les dividendes distribués par la société française Pimiento Music SA, présidée par Johnny Hallyday jusqu'en 2007, puis par son comptable, et enfin par une certaine Eliette Boudou… la grand-mère de Laeticia Hallyday !

Le principe de l'optimisation fiscale mise en place était le suivant : transférer les dividendes de Pimiento jusqu'à la société Nerthus Invest, ancrée au Luxembourg, avant de les faire migrer une nouvelle fois vers une holding implantée au Liberia, et contrôlée par le chanteur. De cette façon, les dividendes n'étaient taxés ni en France, ni au Luxembourg… et peut-être même pas au Liberia, autre paradis fiscal bien connu des mauvais payeurs ! Pour le Fisc, l'affaire est entendue : la star du rock a cherché délibérément à échapper à l'impôt et n'a utilisé Nerthus Invest que comme simple intermédiaire pour réaliser son évasion fiscale. D'où une note salée, et une situation compliqué dont Johnny Hallyday essaye de s'extirper.