Il a beau avoir réussi une belle arnaque en faisant passer sa main pour celle du français Koscielny, Eder s'est imposé hier soir comme le nouveau héros del'équipe nationale portugaise en leur offrant la victoire au championnat d'Europe, face à des Bleus pourtant plus unis que jamais. Découvrez les 5 infos essentielles sur un jour jadis mal-aimé, désormais dieu vivant du ballon rond portugais. 

  1. Un orphelin de Guinée-Bissau

Éderzito António Macedo Lopes est né le 22 décembre 1987 en Guinée-Bissau. Il quitte très vite sa famille pour le Portugal, où il grandit dans un orphelinat de Coimbra. Une période difficile dans laquelle le joueur puise aujourd'hui toute sa force ; c'est au Portugal que débutera sa belle aventure avec le ballon rond. Il débute en 2006 avec le Tourizense, un petit club de province, avant de rejoindre l'Académica de Coimbra en 2008.

  1. Un joueur mal-aimé

En 2012, Eder fait son entrée dans l'équipe nationale portugaise en sélection A. Mais ses performances lors de la coupe du monde 2014 au Brésil déçoivent les supporters. La série noire se poursuit pour le "vilain petit canard" au club de Swansea City, au Pays de Galles. En une demi-saison et 13 matchs, l'attaquant ne marque pas un seul but.

  1. Une révélation de Lille

Eh oui, vous avez bien lu : c'est dans un club français qu'Eder va enfin révéler toute l'étendue de son potentiel. Il entre au LOSC à la suite d'un prêt consenti par Swansea, d'une durée initiale de 6 mois, durant la saison 2015-2016. 6 buts et 4 passes décisives plus tard, Eder signe un contrat de 4 ans avec le club lillois, et reprend confiance en lui.

  1. Le joker de l'Euro 2016

En tout et pour tout, Eder n'aura joué que 54 minutes au cours de cet Euro 2016. Durant la finale, il n'entre qu'à la 79eminute, frais comme un gardon et prêt à en découdre avec une équipe française déjà fatiguée. Eder déclarera après la rencontre, en zone de presse : " Ronaldo m’a dit que je marquerai le but de la victoire, il m’a donné toute sa force." Il faut dire que sans la blessure de Cristiano Ronaldo, Eder n'aurait peut-être tout simplement jamais fait foulé la pelouse de la finale. 

  1. L'homme au gant blanc

Vous avez peut-être déjà pu remarquer cette étrange manie d'Eder : à chaque but marqué, le footballeur enfile un gant blanc pour souligner sa victoire ! Une façon pour lui de répondre avec élégance –et un peu d'effronterie- aux critiques dont il a si souvent été l'objet. Et un gant blanc qu'il ne devrait pas quitter de sitôt après son but triomphal du 10 juillet.