Norman Reedus était de passage à Paris pour présenter ses photographies dans une exposition appelée : The sun's coming up... like a big bald head. The Walking Dead, ses futurs projets, il nous raconte tout !

Votre carrière d'acteur a-t-elle influencé votre carrière de photographe ?

Le travail oui. Mon personnage ne l'a pas influencé. J'avais une exposition il y a peu de temps à Time Square à New York ou ce n'était que des animaux tués sur la route. Certains animaux sont morts instantanément, d'autres sont morts lentement. Vous pouvez voir une histoire dans ces animaux morts.

Depuis quand êtes vous passionné de photographie ?

Ca a commencé au lycée. J'ai appris à prendre et à développer des photos là-bas. Quand on est au lycée et que l'on veut prendre des photos, on va toujours dans les cimetières. J'ai commencé la photographie avant d'être un acteur.

Une ambiance très sombre entoure vos photos et vous travaillez dans une série qui parle majoritairement de la mort, aimez-vous ce genre de thème ?

Et dans mes films aussi ! J'en ai fait une trentaine et je tue quelqu'un à chaque fois !

Êtes-vous quelqu'un de sombre ?

Je ne crois pas. J'aime les juxtapositions et les contradictions, comme des démons qui vont pleurer et des anges qui vont vous poignarder. Vous pouvez prendre une jolie photo d'un coucher de soleil, mais ça restera une jolie photo de coucher de soleil mais si vous ajoutez des poissons mort dedans, ça devient tout autre chose. J'aime des artistes dark comme Sonic Youth (...) j'aime les animaux morts ! (rires).

Est-ce important pour vous d'exposer vos oeuvres à Paris ?

J'aime cette ville, je suis déjà venu. C'est agréable de voir de nouvelles choses, de rencontrer de nouvelles personnes et d'entendre des nouveaux points de vue.

Quels sont vos futurs projets ? 

Je vais sortir un nouveau livre avec Mick Rock qui a photographié Lou Reed ou encore David Bowie...

Si vous deviez choisir entre votre carrière de photographe et celle d'acteur, laquelle choisiriez-vous ?

Pour l'instant, ma carrière d'acteur. C'est plus challengeant, c'est une réévaluation constante de soi-même. Vous grandissez plus vite.

Quelle est votre relation avec Andrew Lincoln (Rick dans The Walking Dead) ?

C'est mon préféré. Il est devenu un excellent ami et c'est comme le quarterback des acteurs de The Walking Dead. Il est le premier à arriver, le dernier à partir. Cette série ne pourrait pas être réalisée sans lui. J'espère qu'il va commencer à gagner des prix. Si je devais en gagner un, je lui donnerai. (rires)

A quel point ressemblez-vous à Daryl ?

On dit tous les deux la vérité. Mais si vous me preniez et me mettiez seul au milieu d'un bois, je pleurerais juste. Je dirais juste : "Aidez-moi !". Je ne suis pas vraiment un dur. 

Pour découvrir l'exposition de Norman Reedus, The sun's coming up... like a big bald head : 

Galerie Hors-Champs, 13 Rue de Thorigny, 75003 Paris