De la musique, des fleurs et du soleil : qui peut refuser ? We Love Green nous a concocté un programme estival et surtout très réussi pour sa première journée de festival. Cette année, les erreurs d'organisation de l'année précédente ont été prises en compte, et nous avons retrouvé ce qui nous a tant plu en 2014 : une atmosphère détendue et une programmation pointue ! Une fois encore, le Festival a été pensé intelligemment, avec des petites astuces éco-responsables : des toilettes sèches, panneaux solaires et matériaux  recyclables partout. Le Parc Bagatelle accueillait deux scènes, l'une électro et l'autre plus rock, devant laquelle nous nous sommes installés, sous un soleil de plomb.

Le Français H-Burns a ouvert les hostilités avec brio à 15h30. Etre le premier à ouvrir un festival en milieu d'après-midi n'est pas facile et pourtant, il s'en sort à merveille. Son nouvel album Night Moves, plus personnel comme il nous le confiait en interview semble intriguer les spectateurs. Alors que certains s'allongent dans l'herbe en rêvassant, d'autres, déjà prêts à danser, se laissent aller en chantant les titres et se trémoussent devant la scène. Une entrée en matière réussie !

On continue avec Allah-Las. Ces Californiens aux lunettes rondes vissées sur le bout de leur nez sont prêts à nous transporter dans les années 70's. Les filles aux couronnes de fleurs se laissent aller au son des guitares, les garçons se balancent d'un pied sur l'autre en écoutant les extraits de Worship in the Sun, le nouvel album du groupe. Un titre de circonstance. Les musiciens remercieront d'ailleurs le ciel d'avoir été aussi clément, et de réchauffer les Festivaliers complètement conquis par la pop vintage d'Allah-Las. Un  très beau moment. Nous rejoignons d'ailleurs le groupe pour une interview avant de retrouver le groupe Django Django avec qui nous avons parlé de toilettes, de super-héros et de pizzas. A retrouver sur Staragora très vite (ça donne envie hein ?).

C'est au tour de Hanni El-Khatib de prendre possession de la scène et d'électriser la foule. Là, à 17h45, sous un soleil de plomb, il se déchaîne sur sa guitare avec les extraits de Moonlight. Il explique sur scène qu'il est en plein jet lag, arrivant tout juste de Los Angeles. Il peine à convaincre, en mettant pourtant beaucoup de bonne volonté.

On continue avec Django Django, attendu avec beaucoup d'impatience. Sur scène, les titres de Born Under Saturn nous en mettent plein les oreilles et déchaînent la foule. Pour la première fois de la journée, les spectateurs commencent vraiment à bouger, danser et même sauter partout ! En live, leurs titres les plus célèbres comme Wor ou Default sonnent beaucoup plus électro : un excellent moyen de transformer le festival en dancefloor géant !

On termine la soirée avec Christine and the Queens, manifestement le concert le plus attendu de la journée : les festivaliers se pressent contre les barrières. Et pour cause ! Ce n'est pas un concert auquel nous assistons : c'est un gros show ! Impressionnante, elle mêle chorégraphie contemporaine et voix extrêmement puissante : une prestation de très très haut niveau qui relève presque plus de la performance sportive que de la simple prestation vocale. Petit plus pour les danseurs qui, comme toujours, sont au top. Avec un show millimétré, le personnage de Christine se transforme en Beyonce... Dingue.