Après une première journée ensoleillée, catastrophe ! La deuxième et dernière journée de We Love Green commence bien plus mal que la première... Ciel menaçant et pluie glaciale, on est loin des températures estivales de la première journée. Pourtant, Citizens! sait faire monter la température avec un set enflammé à l'énergie communicative ! Le nouvel album, European Soul produit en France, est parfait pour faire la fête et les festivaliers l'ont bien senti. Réussir à faire danser la foule dès 15h30 sous la pluie ? Un bel exploit.

José Gonzales nous offre un grand moment sur scène. Les festivaliers s'amassent autour de la grand scène, s'assoient en tailleur ou s'allongent carrément dans l'herbe encore humide pour rêvasser au son du très attendu album Vestiges & Claws. Avec sa guitare, il nous offre son célèbre Heartbeats et même une reprise folk de Massive Attack Tear Drop.

On enchaîne les atmosphères différentes puisque c'est au tour de Joey Badass de se produire sur scène et... de réveiller la foule ! Énorme shoot d'énergie, le rappeur se dit "très flatté d'être le seul artiste hip-hop invité du festival". Sur scène, c'est la folie, il saute partout, invite la foule à pointer deux doigts en l'air avant de répéter "Fly Away". La foule, hyper réactive, ne semblait attendre que lui. C'est probablement le show qui a le plus fait bouger les spectateurs.

C'est, malheureusement, sur une touche décevante qu'on termine le festival avec Julian Casablancas + The Voidz. Où est passé le héros sexy de notre adolescence ? Le chanteur de The Strokes a bien changé : il arbore une coupe mulet asymétrique rouge et noire. Au secours. THIS IS AN INTERVENTION : il faut sauver le soldat Julian. Sur scène, il déambule, se roule de temps en temps par terre, et crie, très fort dans son micro. Un burn-out en direct ? Avec l'orage et la pluie torrentielle qui s'abat sur le site, on se dit qu'en effet, on assiste à l'apocalypse... Heureusement qu'on a pu se consoler au son de Ratatat...