Pour faire Qui veut épouser mon fils, il faut apparemment avoir le coeur bien accroché. En plus de se taper la honte, les candidats et surtout les prétendantes doivent avoir des nerfs d'acier pour accepter selon certaines des conditions de travail déplorables et des salaires peu reluisants. Si à la télé c'est paillettes et hôtels de luxe, bling bling à gogo, dans les faits, il y a de quoi déchanter et vous allez vite vous rendre compte que tout n'est pas rose au pays des mères en quête de femmes dociles et intelligentes pour leurs fils adorés. Certaines prétendantes se sont confiées à Télé Loisirs et racontent la face cachée de l'émission qui fait pourtant un carton d'audience le vendredi soir sur TF1.

L'une d'elle, Anna (prétendante de David), a directement pris contact avec le magazine pour raconter sa vérité sur le tournage de Qui veut épouser mon fils. Elle raconte : "J'ai connu le froid, la faim, le manque de sommeil". On pourrait croire que la brave fille exagère mais d'autres femmes sont venues étayer ses propos et accablent sans merci Starling, la boîte qui produit le programme. Elles traduisent toutes le même sentiment d'avoir été utilisées et roulées dans la farine. Anna, Cynthia (chargée de séduire julien) et Cécilia (là pour faire vibrer David), balancent sans pitié !

Elles dénoncent notamment des horaires impossibles pour le tournage. Cécilia déclare : "On se couchait à 1h du matin, on se levait à 5h, d'autres groupes terminaient de tourner à 3h et se réveillaient le lendemain à 8h. On ne prenait pas le temps de manger. On n'arrêtait pas". Elle raconte aussi avoir dormi au Campanil alors qu'on lui aurait promis "beaux hôtels, grands restaurants et limousines". Cynthia se plaint quand à elle de la qualité de la nourriture, des quantités digne d'un "apéritif" et des horaires qui de toutes façons ne lui permettaient pas de manger selon elle. elle explique : "Je n'ai pas mangé à ma faim (...) La première semaine, c'était cantine et c'était juste dégueuelasse". Seule solution, se rendre au restau rapide du coin pour acheter un kebab afin de tromper la faim qui les taraudait. Affamée, privée de confort et même de leur téléphone portable, les filles n'ont pas été déçues du voyage.

Et ce n'est visiblement pas leur rémunération qui leur a rendu le sourire. Anna affirme avoir touché "quelques centaines d'euros" pour deux jours de tournage et raconte ne pas avoir gagné au change puisqu'elle aurait de son côté dépensé 3 600 euros pour s'acheter des tenues classes pour passer à la télé. Pour neuf jours de tournage, Cynthia affirme avoir perçu moins de 1000 euros. Aigrie, elle déclare : "Moi je trouve que l'on est pas assez payé. Je pars du principe qu'à partir du moment où l'on n'a pas le droit de sortir ni de téléphoner, mes heures de travail devraient être calculées du réveil au coucher. Mais eux ont calculé par rapport au temps des caméramen". Cécilia semble être la plus forte en mathématiques et elle entre dans les détails du salaire proposé pour faire Qui veut épouser mon fils. Selon ses dires, le salaire est de 10 euros de l'heure avec un tarif de 15 euros de l'heure pour le tournage de nuit. Pourtant, en faisant ses comptes, elle s'est bien rendu compte qu'il y avait un souci. C'est sans se faire d'illusions qu'elle explique : "Moi j'ai eu douze jours de tournage espacés sur un mois et le virement reçu m'a un peu surpris, soit à peine 500 euros (...) Quand on voit toutes les heures que l'on a fait, le virement paraît vraiment bizarre." Et d'ajouter : "s'il y a réclamation à faire, je le ferai parce que je suis un peu en colère sur les conditions de tournage".

Enfin, selon lesprétendantes, des scènes de l'émission seraient scénarisées. Comme c'est étonnant ! Cynthia reproche par exemple que des phrases aient été coupées ou modifiées ou qu'on est mis en avant son mauvais caractère. Cécilia affirme ne pas avoir eu le droit de choisir son partenaire à séduire et déclare : ""ils m'ont dit que David était mieux, qu'il me convenait plus. On ne m'a pas trop laissé le choix ! On nous demande de jouer un rôle, tout n'est pas vrai du tout". Son coeur battait en fait pour Alexandre. Cécilia affirme que que pour durer dans le programme il faut se donner en spectacle, ce qu'elle a refusé de faire selon elle. Elle explique : "Si on veut rester, il faut donner ce que la prod a envie d'avoir c'est-à-dire des crises de nerfs, des prises de tête entre les filles, embrasser le candidat, bref mettre un peu de piment...". Au moins on l'a vue à la télé ce qui n'est pas le cas d'Anna (à droite sur la photo d'illustration). Si son nom ne vous dit rien, c'est parce qu'elle a été coupée au montage de A à Z, comme si elle n'avait jamais participé à Qui veut épouser mon fils.

Le magazine Closer révèle d'autres chiffres concernant les salaires de Qui veut épouser mon fils. Le tournage dure environ 15 jours et pour cette durée chaque parent aurait touché 2 000 euros. Idem pour les enfants qui sont logés à la même enseigne que leurs proches. Il se raconte cependant qu'un duo aurait négocié son salaire à la hausse. Serait-ce Pascale et son fils Morgan ? En revanche, contrairement à L'amour est dans le pré, les dépenses sont prises en charge par la production qui couvre les activités que les candidats proposent aux filles, les dîners en tête à tête, les sorties ou encore les hôtels. Les filles sont bel et bien payées 9 euros par heure travaillées. Celles qui ne passent pas la première étape de sélection repartent donc avec un chèque entre 150 et 200 euros. Celles qui arrivent jusque chez les parents perçoivent entre 350 et 400 euros et celles qui continuent juste avant le voyage peuvent espérer 600 euros. Les élues empochent quant à elles 1300 euros. C'est un peu léger en effet. Et en voyage de noces, les filles ont reçu 15 euros par jour pour leurs dépenses personnelles et ont eu droit au 3 ou 4 étoiles, mais sans le minibar ! La bague qu'elle se sont faites passer au doigt ne vaut pas plus que leurs prestations puisqu'estimée parait-il à 27 malheureux euros. Rendez-vous le vendredi en deuxième partie de soirées pour savoir qui a touché le plus de sous dans Qui veut épouser mon fils.