Dans la famille Bedos, on voudrait le fils. Après la relaxe de son père Guy Bedos pour les insultes proférées à l'encontre de la politique Nadine Morano, c'est au tour de son rejeton Nicolas Bedos d'avoir affaire à la justice. Ce dernier a été jugé pour injures raciales le 5 octobre au tribunal correctionnel de Paris.

Pour rappel des faits, l'association CollectifDom (un collectif rassemblant les Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais) poursuivait l'humoriste et ex-chroniqueur de l'émission de Laurent Ruquier On n'est pas couché pour des chroniques parues dans Marianne en décembre 2013.

"ce que Nicolas Bedos a voulu précisément faire, c'est combattre le racisme"

Dans ses papiers, Nicolas Bedos a utilisé des expressions qui ont provoqué la colère de l'association, qui n'y a pas vu de l'humour, mais des propos racistes. Le trublion de 35 ans a effectivement parlé d"indolence insulaire", "enculé de nègre" ou encore "autochtones oisifs", ce qui lui a valu d'être considéré comme "persona non grata" en Guadeloupe.

Nicolas Bedos, n'était pas présent à sa propre audience pour cause de tournage, mais il a reçu le support de la représentante du parquet, qui a penché en faveur de la relaxe du comédien, car, selon elle, ces expressions controversées ont été sorties de son contexte. En janvier 2014, Bedos s'était défendu d'être raciste, et ses textes relataient ses vacances aux Antilles, où il se mettait dans la peau d'un "touriste gros con facho qui vient justement dans les îles pour se dorer la couenne", avait-il raconté à France Info le 9 janvier 2014.

Son avocate, Maître Lauranne Favre a ainsi plaidé que "ce que Nicolas Bedos a voulu précisément faire, c'est combattre le racisme" dans ses chroniques. On attend donc le verdict de l'affaire qui devrait être rendu le 10 novembre 2015.