L’actrice Valérie Benguigui est décédée lundi 2 septembre 2013, à l’âge de 47 ans, des suites d’un cancer. Depuis, les hommages des stars et des anonymes se multiplient.

Patrick Bruel s’est exprimé au micro d’Europe 1, seulement quelques heures après le décès de l’actrice. Le chanteur et comédien a notamment déclaré : "Valérie se battait contre cette saleté depuis trois ans. On l’avait appris cela pendant qu'elle jouait Le Prénom.Valérie a eu beaucoup de courage. On l'avait attendue pour le film. Elle a eu beaucoup de courage et avait même été guérie une première fois, fait deux rémissions. Et puis, voilà, récemment cela s'est totalement dégradé". Avant d’ajouter : "C'est une immense tristesse, elle s'est tellement battue, je suis bouleversé".

Après les hommages de Patrick Bruel, Manu Payet ou encore Charles Berling, c’est au tour de François Florent, fondateur en 1967, du Cours Florent et professeur de théâtre de s’exprimer à propos de cette triste nouvelle qui a bouleversé le monde du cinéma français. Rappelons que Valérie Benguigui a suivi des cours au Cours Florent, l’institution de référence formant les comédiens et acteurs, d’aujourd’hui et de demain. François Florent s’est exprimé dans le Journal du Dimanche. Valérie Benguigui y a étudié lorsqu’elle avait 24 ans, de lointains souvenirs pour l’homme qui s’exprime avec émotion et tristesse et déclare : "Sa présence me sautait à la gueule (...) Elle n'a jamais fait de progrès. Tout était déjà contenu en elle."

A propos du César reçu en février 2013 par l’actrice, pour le meilleur second rôle féminin dans le film Le Prénom, François Florent déclare : "Jusqu'à avant sa maladie, nous avons continué à nous voir. Elle participait aux jurys de l'école. Très peu de comédiens m'ont procuré un tel souvenir d'immédiateté. (...) Elle ne possédait certes pas une beauté hollywoodienne, mais était dotée d'un charme incroyable. (...) Elle ne se montait pas le bourrichon."

Puis au cours de l’interview, François Florent compare Valérie Benguigui à Isabelle Adjani :  "Elle était l'inverse d'Isabelle Adjani, qui a joué les ingénues avant d'aller contre elle-même, enferrée dans des difficultés psychologiques. Valérie était si saine dans sa vie qu'elle aurait pu accueillir tous les rôles. Pas uniquement parce qu'elle était une actrice populaire, mais parce qu'elle pouvait délivrer ce genre de regard de sournois qui vous ramène à la vie".

Valérie Benguigui a été enterrée le vendredi 6 septembre 2013 au Cimetière Montparnasse.