Marie France Pisier a tiré sa dernière révérence.

Si les pistes de l'enquête se dirigent vers un tragique accident survenu dans sa piscine, les personnalités politiques et proches de l'actrice lui rendent hommage.

Vincent Perrot, qui a interviewé la défunte il y a quelques semaines dans le cadre d'un reportage sur Jean Paul Belmondo a déclaré sur RTL :

"Elle était belle, resplendissante, extrêmement cultivée, très maline, taquine, plein d'humour. On a passé une heure merveilleuse à parler."

Kristin Scott-Thomas, dirigée par l'actrice a déclaré, bouleversée :

"C'était une femme d'une énergie absolument solaire, qui était curieuse de tout, qui ne se reposait jamais sur ses lauriers d'actrice. Elle m'a donné l'inspiration. Je suis très très choquée"

Robert Hossein a témoigné :

"On est jamais débarrassé de son enfance, elle avait ça, elle. Elle avait plein, plein, plein de présence, de talent, de sensibilité, et une extraordinaire lucidité. Pensant plus aux autres qu’à elle-même."

Yves Boisset , acteur et réalisateur,a déclaré sur Europe 1 :

"Elle n'était pas populiste. Les gens avaient probablement un peu plus de difficulté à s'identifier à elle. C'était une sorte de femme un peu bourgeoise, un peu bas bleu. Elle avait toujours su garder un peu de mystère et de distance."

Du coté des politiques, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à Marie France Pisier en ces termes :

"En nous quittant brutalement, Marie-France Pisier nous rejoue L'amour en fuite et, pas plus qu'Antoine Doinel, les Français ne s'en consoleront.  Marie-France Pisier, c'était cela : la suprême élégance qui naît de la plus parfaite simplicité."

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a ajouté :

"C'était aussi une intellectuelle engagée dans les combats de son époque. Cet engagement ne cessa jamais, dans ses idées comme auprès des hommes remarquables qui furent ses compagnons".

Bertrand Delanoë a eu ces mots :

"Avec elle disparaît une figure éminente, et profondément attachante, du cinéma français. Marie-France Pisier restera d'abord, dans l'esprit de tous, la Colette des films de François Truffaut, et elle gardera toujours, dans notre mémoire collective, l'insolence, le charme et la légèreté de cette jeune fille des années 60."

Le parti socialiste s'est juste fendu d'un communiqué déplorant la perte d'une figure importante :

"La France perd là l'une de ses actrices les plus emblématiques et le Parti socialiste se joint à ses proches et à toute la famille du cinéma français pour partager leur peine."