Jules Bianchi est mort. Le jeune pilote de Formule 1 est décédé, vendredi 17 juillet 2015. La terrible nouvelle a été annoncée par sa famille, via un communiqué, publié sur Facebook, dans lequel on peut lire : "Jules s'est battu jusqu'au bout, comme il l'a toujours fait, mais hier, sa bataille a pris fin. (...) Nous ressentons une peine immense et indescriptible. (...) Nous voulons remercier le personnel médical du CHU de Nice, qui l'a soigné avec amour et dévouement. Nous voulons également remercier le personnel du Centre Médical Général de Mie au Japon qui a pris soin de Jules immédiatement après son accident, tout autant que tous les autres médecins qui se sont impliqués dans le combat qu’il a mené au cours des mois passés".

Depuis près de dix mois, Jules Bianchi dans le coma, luttait pour la vie, hospitalisé au CHU de Nice. Le pilote de l’écurie Marussia a été victime d’un terrible accident de course, le 5 octobre 2014, lors du Grand Prix de F1 du Japon, à Suzuka. Lors de cette course, les conditions météorologiques étaient mauvaises, la monoplace d’Adrian Sutil a été accidentée et une grue de remorquage est entrée en piste pour venir l’évacuer, dans le septième virage du circuit. Mais au quarante-quatrième tour, la monoplace de Jules Bianchi sort de la piste et se retrouve sous le leste de la grue de remorquage. Terrible accident, le pilote français est rapidement évacué vers l’hôpital le plus proche du circuit et est opéré d’un hématome cérébral, avant d’être rapatrié en France, hospitalisé au CHU de Nice.

Pendant plus de neuf mois, les fans du pilote et ses proches ont toujours cru à une guérison de Jules Bianchi et sa famille s’est exprimée à plusieurs reprises pour donner des nouvelles de son état de santé. Son père, Philippe Bianchi s’était d’ailleurs exprimé il y a seulement quelques jours, sur France Info : "En général, les progrès doivent se faire dans les six premiers mois et ça fait neuf mois et Jules n'est toujours pas réveillé et il n'y a pas de progrès significatifs. Le temps passant, ça me rend moins optimiste que j'ai pu l'être deux ou trois mois après l'accident".

Retour sur la carrière de Jules Bianchi

Avant cet accident de course qui lui a coûté la vie, vingt-et-un ans après la mort d’Ayrton Senna, Jules Bianchi a connu un début de carrière très prometteur. Le pilote a débuté en karting dès son plus jeune âge, son père étant patron d’une piste de karting, dans le Var, à Brignoles. Puis, en 2009, passionné par la course automobile, après être entré dans la Ferrari Academy, Jules Bianchi fait ses débuts en F3, en 2009, avant de disputer deux saisons en GP2, terminant troisième du championnat, en 2010 et 2011. En 2011, il devient pilote d’essai pour la Scuderia Ferrari. En 2012, Jules Bianchi participe au championnat Formule Renault 3,5, mais perd le titre à la dernière course à la suite d'un accrochage litigieux avec le Néerlandais Robin Frijns. En 2013, il fait ses débuts en Formule 1, au sein de l’écurie Marussia, alors qu’il se murmurait qu’il pourrait rejoindre l’écurie Force India. Jules Bianchi inscrit ses premiers points en Formule 1, en mai 2014, lors du Grand Prix de Monaco, terminant neuvième, une performance saluée.

Et début octobre 2014, peu de temps avant le terrible accident de course de Jules Bianchi, le pilote avait signé un contrat avec l'écurie suisse Sauber, motorisée par Ferrari, et avait déclaré en conférence de presse de la FIA se sentir prêt à rejoindre l’une des écuries les plus prestigieuses de la Formule 1, pour prétendre au titre pour les championnats pilotes et constructeurs : "Bien sûr, je me sens prêt. Je travaille pour ça depuis mon entrée à la Ferrari Academy fin 2009. J'ai fait deux saisons de F1. Je pense que j'ai une bonne expérience et je me sens prêt, c'est sûr", et avait nuancé son propos en toute modestie : "Evidemment, pour le moment, les deux pilotes (Alonso et Raïkkönen) ont des contrats, donc il n'en est pas question, mais si l'opportunité se présente, je crois que ce serait bien pour moi".

La mort de Jules Bianchi bouleverse le monde du sport automobile et les hommages affluent, notamment sur Twitter.

I.T