Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles Modèles et Les Vacances. Cette trilogie a traversé les époques et son succès ne s’est jamais démenti jusqu’à aujourd’hui. Pour preuve, le nouveau film de Christophe Honoré, qui adapte avec subtilité et poésie les deux premiers romans de la Comtesse de Ségur. Le long-métrage sort aujourd’hui dans nos salles, mais avant de vous y précipiter, Staragora vous propose de découvrir qui était vraiment la Comtesse de Ségur !

1) Une enfance russe

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la Comtesse de Ségur n’est pas née en France. Elle est la fille de Fédor Rostopchine, un général russe, et grandit à Moscou jusqu’à ses dix-huit ans. Son éducation lui permettra cependant de parler cinq langues à l’âge adulte, dont le français, la langue de ses romans.

2) L’exil

La Comtesse de Ségur n’a pas eu une enfance de tout repos. En 1812, alors qu’elle a treize ans, son père décide d’incendier Moscou pour empêcher Napoléon d’entrer dans la ville ! Ce dernier bat en effet en retraite, mais le Général est disgracié par le tsar en raison des immenses ravages subis par les habitants. Toute la famille est contrainte de s’exiler en France, où la future romancière rencontrera son époux, Eugène de Ségur.

3) Une vie tourmentée

La Comtesse de Ségur n’a malheureusement pas trouvé l’apaisement dans sa nouvelle vie française. Déracinée de son pays d’origine, la Comtesse est sans cesse trompée et délaissée par son époux, qui lui fait malgré tout huit enfants. Elle est aussi fréquemment victime de crises de nerfs et de mutisme, ce qui l’oblige à s’exprimer via une ardoise.

4) La grand-mère conteuse

La Comtesse de Ségur n’a pas toujours été romancière. Ce n’est qu’à l’âge de 50 ans que la Comtesse, désormais grand-mère, entreprend d’écrire les histoires qu’elle raconte à ses petits-enfants. Par la suite, elle donnera vie aux personnages de Sophie, Camille, Madeleine ou encore Paul…

5) Une source d’inspiration très proche

Ce n’est pas un hasard si l’héroïne de ses trois romans, espiègle et désobéissante, se nomme Sophie. C’est aussi le nom de la Comtesse elle-même ! Elle s’est en effet fortement inspirée de sa propre enfance turbulente, et des corrections que lui infligeait sa mère. Quant à Camille, Madeleine et Paul, il s’agit des prénoms de ses petites-filles et de son gendre !

Par Coraline Butruille