Jean-Claude Dassier de l'OM se défend de racisme à la marseillaise
Mis en ligne le 17/09/2009 à 11:25
Le patron de l'OM, grand provocateur devant l'Eternel, est cette fois-ci allé trop loin...
De récents propos publics affirmant qu'il ne souhaitait être un président "ni à la libanaise, ni à l'africaine" ont suscité le trouble et parfois la colère parmi des salariés du club phocéen de L1.
Son prédécesseur Pape Diouf n'a pas aimé l'allusion africaine, lui qui est d'origine sénégalaise : "Lorsque j'ai été mis au courant des propos de Jean-Claude Dassier, j'ai d'abord été très surpris. Ils sont pour le moins ambigus et douteux et viennent après certaines piques lancées de manière discourtoise. Ses paroles n'avaient pas lieu d'être, je suis profondément heurté".
Depuis, Jean-Claude Dassier rame pour faire comprendre que ses propos n'étaient ni racistes ni dirigés contre Diouf : "j'ai évoqué des techniques de gouvernement, pour dire précisément que je ne souhaitais pas les appliquer. A la libanaise, cela signifie un mode de gouvernement où tout le monde est là, ou chacun s'arrange, et où il ne se décide rien, une sorte de ventre mou de la gouvernance. La technique de gouvernance à l'africaine s'appuie sur un seul homme, qui décide de tout, non démocratique". Genre le sympathique Amin Dada :


Ha bon ? Il aurait pu également dire "à la César" ou "à la Napoléon" ? Ces deux-là ont été de fermes partisans de l'autocratie, et ce bien avant les potentats africains.
Disons que la récente actualité gabonaise aura un peu trop influencé Dassier, qui a avoué que ses propos ont "peut-être été maladroits". Tout est dans le "peut-être" de ce journaliste d'expérience qui connait la valeur des mots : "j'ai parlé de méthode de gouvernement, et pas de couleur de peau, cela n'a rien à voir avec le racisme !"
Certes. Mais ce détracteur du politiquement correct, connu pour ses coups de gueule à TF1 où il était directeur de l'information jusqu'il y a peu, devrait juste se rappeler une phrase d'un dictateur du bon goût, Jean Cocteau : "avoir du tact, c'est savoir jusqu'où aller trop loin".
Photos : Medef et DR
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