Nos hommes et femmes politiques ne font pas que des discours lénifiants. Il leur arrive d'être drôles. Le Prix Press Club de la phrase politique distingue les meilleurs.
Rire en écoutant Eva Joly, Eric Woerth ou Frédéric Mitterrand, il faut le faire. Et pourtant, ces professionnels de la politique déclenchent parfois l'hilarité. Ils ne le font pas toujours exprès, mais reconnaissons les rares moments où cela survient, s'est dit le Press Club.
Un prix a donc été créé à cette attention : honorer la phrase la plus drôle de l'année. Les esprits chagrins se diront qu'il s'agit encore d'un appauvrissement de l'image de la fonction politique, mais à une époque où les comédiens se targuent de communiquer leurs idées politiques d'une banalité insoutenable, pourquoi les politiques ne feraient pas de même pour prouver leurs talents de comiques ?
Cette année, c'est la toujours aimable Eva Joly qui touche le gros lot, avec sa phrase très subtile sur le patron du FMI : « Je connais bien Dominique Strauss-Kahn; je l’ai mis en examen ». Alors que cette mise en examen avait précisément débouché sur rien, tout en gênant considérablement la carrière de DSK -pratiquement le seul ministre valable du gouvernement Jospin de l'époque- on peut s'interroger sur le caractère comique de cette phrase, plutôt vicieuse à notre goût. Mais il est vrai que lorsqu'un jury compte des membres aussi hilarants que Gérard Leclerc, Anita Hausser, Thierry Guerrier ou Pierre Douglas, on ne peut que s'incliner devant ses décisions...
Les autres petites phrases primées sont les suivantes :
Georges Frêche, Président du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon : « Des gens intelligents, il y en a 5 à 6% ; moi je fais campagne pour les cons».
Frédéric Mitterrand, hanté par des boxeurs thaïs : «Quand on m’appelle Monsieur le Ministre, j’ai toujours l’impression que Jack Lang va surgir derrière moi !».
Lionel Luca, député des Alpes-Maritimes : «Il n’y a pas besoin d’être de droite ou de gauche pour dire des conneries». CQFD.
Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement de Paris : « Une chose est sûre : ce ne sont pas nos suppléants qui vont nous pousser à nous faire vacciner contre la grippe A».
Patrick Balkany n'a pas été primé. Il avait pourtant déclaré avec la candeur qui le caractérise : "Je suis l'homme le plus honnête du monde" !
On le voit, les politiques peuvent être drôles, mais dans de très rares cas. Le reste du temps, ils sont ennuyeux comme un jour sans pain. Il n'y a guère qu'un seul politique dont les sorties, quel que soit le contexte, sont toujours hilarantes :
Les avis des internautes ( 1 réaction )
il y a encore mieux avec ce jeu politique presidentevil.fr à voir !
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