Vous vous demandez peut-être pourquoi on peut souhaiter la mort d'un personnage aussi aimé que Jon Snow. Tout simplement parce que cela signifie quelque chose de très sérieux pour Game of Thrones : la série est devenue conventionnelle.

Quand tout le monde s'y attend.

Depuis la fin de la saison 5, Jon était dans toutes les discussions. Mort ? Pas mort ? En terrasse avec un verre de vin ou à la machine à café, la discussion étaitdans toutes les bouches. Mais la fin des conversations était très souvent la même. "Je suis sûr qu'il n'est pas mort.". Quelques mois plus tard, fin de l'épisode 2 de la saison 6, la réponse vient enfin : Jon Snow est vivant. Mais si l'épisode se termine sur cette image, elle aura surpris peu de fans. En effet ce qui faisait la particularité de Game of Thrones, c'était la possibilité de mort imminente des personnages principaux. Mais à quand remonte la mort d'un personnage clef de la série ? Jeffrey et Tywin Lannister dans la saison 4.

Un curieux sentiment de sécurité

Cette saison, qui en est à son deuxième épisode au moment où nous écrivons ces lignes laisse le sentiment que les personnages ne sont pas en danger. Que l'intrigue devient plus classique. Que les héros sont à l'abri et que la mort ne concerne que des personnages secondaires, voire mal-aimés, faisant de Game of Thrones une série plus traditionnelle. En effet, depuis la mort de Ned Stark dans la saison 1, GoT avait clairement affichée sa volonté de se démarquer des scénarios plus communs en montrant que personne n'était en sécurité.

Le retour du héros classique

Le retour de Jon Snow pose un autre problème. Il représente le personnage principal de base avec les trois B : brave, blanc, beau. Sa mort laissait plus la place à des personnages plus intéressants, des handicapés, des femmes, des parias... Bref des rôles avec plus de reliefs, plus de complexité. Mais le fait qu'il vive le remet au centre de l'intrigue, même si on ne doute pas qu'il ne sera pas complètement lui-même. En conclusion, laisser les morts en paix a parfois du bon.

Écrit par Pauline Morsli