Marcela Iacub est une chercheuse, juriste et essayiste française de 49 ans. Elle affirme avoir eu une liaison avec Dominique Strauss-Kahn après l'affaire du Sofitel. Pendant 7 mois, de janvier à août 2012, elle dit avoir été éperdument amoureuse de cet homme "vieux, gros, petit et moche" qu'elle qualifie de "cochon" ou de "porc" selon l'humeur. Dans une interview donnée au Nouvel Obs daté du 21 au 27 février, Marcela Iacub parle de son expérience et de son livre avant que l'on ait droit aux bonnes feuilles de son ouvrage sordide et immonde par endroit à paraître le 27 février 2013.

Morceaux choisis :

"Tu étais vieux, tu étais gros, tu étais petit et tu étais moche. Tu étais machiste, tu étais vulgaire, tu étais insensible et tu étais mesquin. Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n'avais aucune culture. Et j'ai été folle de toi. (...) Tu étais le grand persécuté, le bouc émissaire. Je me suis sentis obligée de prendre ta défense. (...) La protections des porcs est chez moi une sorte de vocation." Marcela Iacub, dans son interview se décrit comme une sainte qui a voulu sauvé une âme égarée. Elle explique : "Je voulais le sauver de son enfer. Et pour sauver, il faut aimer."

Dans Belle et Bête, Marcela Iacub parle aussi du genre de femmes qui attirent Dominique Strauss Kahn et elle explique: "Ces femmes étaient laides et vulgaires. Comme si en chercher des jolies était déjà une manière d'être plus homme que cochon." Marcela Iacub a une théorie du cochon qu'elle explique à Nouvel Obs : "Le cochon, c'est la vie qui veut s'imposer sans aucune morale, qui prend sans demander ni calculer, sans se soucier des conséquences. (...). Le cochon, c'est le présent, le plaisir, l'immédiat, c'est la plus belle chose qui soit, la plus belle part de l'homme."  Concernant DSK elle explique : "Ce qu'il y a de créatif, d'artistique chez Dominique Strauss-Kahn, de beau, appartient au cochon et non pas à l'homme. L'homme est affreux, le cochon est merveilleux même s'il est un cochon, c'est-à-dire un être intraitable. C'est un artiste des égouts, un poète de l'abjection et de la saleté."

Cependant, selon Marcela Iacub, si Dominique Strauss Kahn est un cochon, ce n'est pas pour autant un violeur. Claire référence à l'affaire du Sofitel. Dans son livre, elle a une hypothèse sur ce qui a pu ce passé ce 14 mai 2011. Elle raconte : "Seul un cochon peut trouver normal qu'une misérable immigrée africaine lui taille une pipe sans contrepartie, juste pour lui faire plaisir, juste pour rendre un humble hommage à sa puissance. Et la pauvre est revenue dans la chambre pour voir si tu lui avais laissé un quelconque pourboire mais il n'y avait rien. Même pas un mot, même pas une fleur. La femme de chambre a été horriblement offensée mais pas violée."

Marcela Iacub parle des soirées auxquelles auraient assisté DSK et qui lui ont valu d'avoir maille à partir avec la justice. Elle raconte : "Tu disais que les juges de Lille t'avaient mis en examen parce qu'ils avaient ouvert la chasse au cochon."

Pour Marcela Iacub, DSK a une personnalité double, un homme, somme toute quelconque, et un cochon sublime et tout puissant qu'il ne faut pas essayer de castrer et dont il ne faut surtout pas réfréner les pulsions car cela reviendrait à nier sa nature. Elle écrit : "Je tiens à dire à quel point cette mise au pilori est une injustice. Je tiens à préciser, à souligner, à répéter mille fois qu'il faudrait médicaliser l'homme, l'enfermer, le neutraliser, et sauver le cochon."

Dominique Strauss-Kahn, l'objet central de Belle et Bête n'a semble-t-il pas apprécié les extraits de Belle et Bête publiés dans le Nouvel Obs et s'est fendue sur le site du Point d'une lettre ouverte à Jean Daniel, éditorialiste et cofondateur du journal. Il parle de l'auteure du livre comme d'une "femme qui séduit pour écrire un livre, se prévalant de sentiments amoureux pour les exploiter financièrement et, ce faisant, abondant dans le sens des médias que naguère elle critiquait vertement". Aux yeux de DSK, le Nouvel Obs "vient de sombrer dans une opération qui donne la nausée." Sans parler des poursuites qu'il compte engager.

Quant à Anne Sinclair, elle s'est exprimée également dans le Point via une lettre ouverte au directeur de la rédaction de Nouvel Obs. Elle parle d'un "récit trompeur et fielleux" et accuse Marcela Iacub d'être une femme "perverse et malhonnête". La directrice éditoriale du Huffington se "réserve de donner à cette affaire les suites qui conviennent". Et comme on la comprend tant le procédé est bas.

Le livre de Marcela Iacub sortira en librairies le 27 février au prix de 13,50 euros. Ça fait cher le morceau de lard pour ce livre dégueulasse sur DSK. Mais les ventes sont assurées aussi bien pour l'auteure que pour le Nouvel Obs ...