Coupe du monde de rugby : Le XV de France perd en finale, si près du rêve

Mis en ligne le 23/10/2011 à 13:03
© TF1
Coupe du monde de rugby : Le XV de France perd en finale, si près du rêve

La France a perdu d'un tout petit rien la finale d'une Coupe du monde promise par les dieux du rugby aux All Blacks, chez eux, en Nouvelle-Zélande. Score finale 8 à 7. Et tout le monde semble content.

On perd d'un tout petit point. Le trophée Webb Ellis, comme un mirage, était à portée de mains... C'est rageant, et en même temps tellement inespéré quand on repense au parcours chaotique et miraculeux des Bleus.

Si un match à ce niveau se joue à des détails, on retiendra ce qui restera le tournant d'une finale magnifiquement serrée : la pénalité ratée de François Trinh Duc à la 66ème minute alors que les Blacks sont aux abois, bousculés comme jamais par une vague bleue fière et orgueilleuse de 15 bonshommes incroyablement solidaires alors qu'ils avaient semblé totalement impuissants face à ses mêmes Blacks en match de poule.

Une finale perdue, la troisième de l'histoire du XV de France, qui laisse un goût bizarre dans la bouche des supporteurs, déçus parce qu'ils y ont finalement cru jusqu'au bout, mais consolés par le fait que la victoire finale revienne à la meilleure équipe, respectée de tous, les All Blacks, sur leur terrain.

Et pourtant, après le coup de sifflet final donné par un arbitre dont on pourra longtemps discuter les décisions, on se dit que s'il y avait bien un match où on pouvait le faire, vaincre ses hommes en noir pour entrer dans la légende, c'était bien ce soir, enfin... ce matin pour nous, nous qui étions prêts à fêter nos héros des antipodes en trinquant avec café et croissant.

Car en l'absence de Dan Carter et en raison de l'incroyable méforme de leur autre maitre à jouer, Piri Weepu dit "le barbu", complètement à côté de ses pompes, le XV néo-zélandais était finalement prenable.

Les joueurs de Marc Lièvremont ont fait honneur au coq, à l'esprit du rugby français devant le monde entier. Et pour ça on leur dit un grand bravo, des félicitations qui viendront presque effacer la comédie médiatique que nous a offert un groupe au bord de l'implosion.

Comme prévu, Lièvremont va rendre son tablier et confier les clés de la maison bleue à Philippe Saint-André. Une maison bleue dont les fondations sont finalement moins pourries que prévu.

Marc Lièvremont fier de ses joueurs malgré la défaite

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