Très polémique, le film Antichrist a clairement divisé les festivaliers sur la Croisette cette année.
La dernière provoc' de Lars von Trier a suscité l'émotion ou le dégout : les uns étaient fascinés, les autres révoltés. Le long-métrage offre des scènes de violence ainsi qu'une une vision misogyne des relations hommes-femmes et va jusqu'à l'excision d'un sexe féminin.
Le prix d'interprétation a pourtant été décerné à Charlotte Gainsbourg pour ce rôle étonnant.
Le film raconte l'isolement d'un couple qui vient de perdre son enfant et se réfugie dans un chalet en forêt, où ils espèrent faire leur deuil et sauver leur relation. Mais la nature leur réserve des surprises et les choses vont de mal en pis...
Pour ce film, Charlotte raconte : "J'ai passé deux mois en autarcie complète en Allemagne dans un coin de campagne paumé, à hurler, à faire des choses extrêmes."
"Je me suis totalement refusée à penser à mes propres enfants, à me servir de ma vie pour nourrir mon rôle."
Alors que le réalisateur n'avait pas jugé bon de s'expliquer face aux journalistes sur Cannes, clamant haut et fort : “Je suis le meilleur réalisateur du monde, et je n’ai pas à me justifier auprès de vous”, ce matin sur RTL, Charlotte a jugé bon d'éclaircir certains points : "Ce n'est pas plein de bons sentiments, ce n'est pas un film facile mais c'est bien de faire des films comme ça, j'en suis très très fière."
"Mon père jouait beaucoup sur la provocation, j'aurais bien aimé que ça remue quelque chose en lui. (...) Je ne pense pas qu'il aurait été choqué... enfin, je n'en sais rien."
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