2012 : la fin du monde ou celle du cinéma ? C'est trop nul !
Mis en ligne le 12/11/2009 à 18:09
Suite de notre critique extensive sur la daube de l'année, 2012 L'Apocalypse.
Première partie de notre revue de détail des six poncifs qui plombent ce film :
1/L'Afrique survit, s'élève même au sens littéral du terme, puisque la tectonique des plaques, perturbée par le réchauffement type micro-ondes du centre de la terre, la hisse au dessus de tous les autres continents, lui évitant ainsi d'être submergée par les eaux. C'est la seule surprise du scénario, qui surfe sur l'atmosphère crisique ambiante : le capitalisme est mauvais, l'Occident et les pays riches alignent les conneries, mais il y a une justice : l'Africain, pas encore "entré dans l'histoire", (selon les termes du fameux discours de Dakar de notre bon président Sarkozy qu'on a connu mieux inspiré), emporte la mise, car il a été bien sage et connaît la vraie vie. On n'est pas loin ici d'une adaptation du mythe du bon sauvage, transposé par le kaléidoscope politiquement correct de la machinerie hollywoodienne.
Seul hic de la bien-pensance du scénar : sauvés par d'énormes arches flottantes, des centaines de milliers de Chinois travailleurs et malins, d'Européens mous et inexistants, de Russes à fourrure et à blondes à seins refaits, et d'Américains obèses mais lucides vont rappliquer aussi sec sur le seul continent à sec... Les pauvres Africains n'en avait pas pris assez avec les premières colonisations ? On en remet une couche, histoire de bien leur montrer qui est le patron. Non mais sans blague !
2/ Corollaire de la mauvaise conscience du point 1 : au coeur du pouvoir, la lutte entre jeune+noir+gentil et vieux+blanc+méchant bat son plein. Le digne président américain est noir, effet Obama oblige. Sa fille est une fille bien. Les deux jeunes scientifiques qui alertent sur la catastrophe à venir sont indien et africain-américain. En revanche, le méchant cynique et sans coeur qui ne veut sauver que les riches est dans la cinquantaine, blanc et gras. Comme l'autre figure méchante du film, un milliardaire russe énorme à la voix grave, dont on précise bien qu'il a obligé sa copine à se faire refaire les seins, histoire de prouver combien il est vil. Hou les vilains !
3/Le Chinois est productif et malin, tout en étant humain, au fond. Ce sont nos amis chinois, qui en à peine deux ans, construisent les arches qui sauveront l'humanité. Bravo les gars ! L'atelier du monde montre sa maîtrise technologique, ça valait le coup de délocaliser !
<<La suite de notre critique sans concession sur 2012 ici>>
Les avis des internautes ( 6 réactions )
je suis dérangée par votre critique sur la comparaison de la colonisation. ça n'a rien à voir! entre des être humains qui n'ont plus de terre et qui veulent survivre et des abrutis qui veulent plus de territoire en envahissant un autre pays pour agrandir leurs frontières il y a une très grosse différence. je suis outrée qu'une personne est même juste osé penser à cette comparaison qui n'a absolument pas lieu d'être, qui est hors tout propos politique. on parle de survie humaine pas de colonisat
Demandez-vous ce que cela fait à un ''non-blanc'' de voir sur tous les écrans en particulier ceux du cinéma (à la télé, nous avons notre quota grâce aux sports, aux catastrophes et aux documents ethnographiques) des ''blancs'' qui ont tout fait sur tous les continents qui détiennent la beauté l'intelligence la vérité l'apanage de laisser penser que grâce à la démocratie, nous aurons un jour un monde idéal Arrêtons la ''lactification'' des modèles et des références ! Des héros, non- blan
Alor ce film et je suis d acord est trés nul i nous on refait independance day sans extra terrestre lol
Je suis allé le voir au ciné et il etait super un pure petit bijou je ne voi pas pourquoi vous dites ke c un navet.Jaloux?parce que les français ne sont pas capable de realiser ce genre de film
Je suis entièrement d'accord avec la critique : ce film (navetique) est un condensé de caricatures risibles. Le scénario est téléphoné à outrance et puis les personnages n'ont aucune profondeur. On a misé sur les effets spéciaux mais après avoir vu le film on ne retient que ça... je préfère encore des films moins vaniteux comme Deep Impact qui est pourtant assez consistant pour son époque...
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