Surnommé "le concert d’une vie" par les organisateurs, le Festival Desert Trip a également hérité du surnom affectueux d’"Oldchella", un Coachella pour les vieux. La raison ? Une moyenne d’âge sur scène de 72 ans ! Mais comme on pouvait s’y attendre, les Rolling Stones, Bob Dylan, Paul McCartney et Neil Young ont prouvé qu’ils avaient encore de l’énergie à revendre. Sur scène les vendredi 7 et samedi 8 octobre, les artistes ont assuré le spectacle et fait le bonheur de dizaines de milliers de spectateurs à l'Indio Empire Polo Club.

Les Stones rendent hommage aux Beatles, Bob Dylan joue la carte de la sobriété

C’est Bob Dylan qui a ouvert le Festival Desert Trip vendredi soir, devant une foule de fans ravis. Très discret depuis plusieurs années, le musicien de légende a joué de la guitare et du piano pour s’accompagner sur ses plus grands tubes, comme Mr. Jones ou Masters of War. Les écrans géants ne retransmettaient pas d’image de lui, mais des images en noir et blanc de paysages urbains. Bref, Dylan a choisi de rester sobre, et c’est comme ça qu’on l’aime. De leur côté, les Rolling Stones ont comme d’habitude mis le feu sur scène et même rendu un hommage insolite. "Nous allons faire quelque chose d’étrange et faire une cover d’un grand groupe inconnu", a annoncé Mick Jagger avant d’entonner Come Together des Beatles ! De quoi mettre définitivement une claque à la théorie de la guerre Stones/Beatles et faire passer au public un moment incroyable !

Paul McCartney amuse la galerie et Neil Young tacle Donald Trump

Le lendemain, c’était au tour de Neil Young et Paul McCartney de prendre place sur scène. Le premier a joué ses plus grands titres et a encouragé son public à revenir le lendemain pour voir jouer Roger Waters de Pink Floyd et The Who : "Roger va construire un mur et rendre sa gloire au Mexique", a-t-il ajouté, en référence à la chanson The Wall de Pink Floyd et au slogan de campagne de Donald Trump, Make America Great Again. Autant dire que le chanteur ne porte pas le candidat républicain dans son cœur. Paul McCartney, quant à lui, a fait preuve de son énergie et de sa joie de vivre habituelle en interprétant les plus grandes chansons des Beatles et de Wings, entrecoupées d’anecdotes sur Jimi Hendrix et Eric Clapton, ainsi que son épouse décédée Linda McCartney et bien sûr John Lennon. Aucun doute, à 74 ans, Paul McCartney a encore de longs jours de scène devant lui.