Pour vivre mieux dans son corps, nous avions jusqu’ici 2 solutions : manger équilibré et faire du sport, ou refuser tout simplement les diktats de la mode. Une étude suisse nous révèle aujourd’hui une 3e voie : manger moins sans même s’en apercevoir, en admirant l’une des œuvres phare de Giacometti, Piazza. Les 5 personnages émaciés marchant sur leur socle de bronze nous conduiraient tout naturellement à moins manger. Angelina Jolie aurait-elle abusé de la méthode ?

21% de chips en moins pour les admirateurs de Giacometti

Relatée par le blog Passeur de science du Monde, l’expérience a été menée par des scientifiques suisses. Ils ont ainsi pu observer qu’un groupe de cobayes humains exposé aux images de l’œuvre Piazza de Giacometti, actuellement exposée au musée Guggenheim de New-York, dévoraient 21% de chips de moins que le groupe témoin !  La vue de ses personnages filiformes exercerait-elle une influence sur notre cerveau ? Et pourtant, la vue de mannequins –souvent photoshopés- affichant une silhouette 0% de matières grasses ne nous encourage pas forcément à l’ascétisme. Bien au contraire, parfois, c’est le sentiment de culpabilité face à ces créatures de rêve qui déclenche la fringale ! Cette étude contribuerait en tout cas à prouver que pour maigrir, il n’est pas forcément utile de se soumettre aux privations les plus abominables. Une théorie déjà défendue par de nombreux scientifiques qui se sont intéressés à la façon dont notre cerveau pouvait nous pousser à manger plus que nécessaire.

Maigrir par la pensée, l’avenir du régime ?

En octobre 2015, un reportage de France 2 présentait le cas de Michel Desmurget, un neuroscientifique ayant testé sur son propre corps ses longues recherches sur la relation entre le surpoids et le fonctionnement de notre cerveau. Il est ainsi parvenu à perdre 50 kilos avec une méthode scientifique innovante, consistant à tromper son cerveau. Obèse au début de l’expérience, le scientifique a réussi à réduire de 40% ses apports énergétiques journaliers, en mangeant dans des assiettes plus petites, en éliminant toute tentation de ses placards, en évitant de se resservir, ou en enfermant les sucreries dans une boîte opaque plutôt qu’une boîte transparente. Le chercheur en neurosciences a également contribué à prouver qu’un activité physique modérée, surtout en période de régime, était beaucoup plus efficace qu’une activité intense, qui laisse croire à notre cerveau qu’il doit faire des réserves, et donc déclencher le besoin de se nourrir plus que de raison !