La polémique autour de la nomination de Roman Polanski à la présidence des César 2017 a-t-elle incité le réalisateur à régler le problème une fois pour toutes ? C’est ce que semble dire TMZ, qui a annoncé que le cinéaste se préparait à retourner aux États-Unis pour la première fois depuis 40 ans. Il envisagerait de dévoiler un accord secret passé au moment des faits afin de clore cette affaire judiciaire.

Roman Polanski veut mettre fin à son statut de fugitif

En janvier dernier, Roman Polanski a annoncé sa démission du rôle de président des César 2017 pour mettre un terme à la polémique que sa nomination avait provoquée. Pour rappel, le réalisateur du Pianiste a été accusé d’avoir drogué et violé Samantha Geimer, alors âgée de 13 ans, en 1977. Roman Polanski avait accepté de reconnaître des "rapports sexuels illégaux" afin que les autres charges soient abandonnées, mais avait fui les États-Unis avant le verdict. Depuis, il est considéré comme un fugitif et ne peut circuler qu’en France, en Suisse et en Pologne.

Mais aujourd’hui, Roman Polanski souhaiterait se rendre aux États-Unis, 40 ans après les faits, pour demander à la Cour supérieure du comté de Los Angeles de dévoiler un accord secret passé en 1978 entre le cinéaste et le juge Laurence Rittenband, qui l’avait inculpé. D’après TMZ, le juge aurait assuré à Polanski qu’il ne passerait pas plus de 48 jours en prison pour ses actes. Seulement, à sa sortie de prison au bout de 42 jours, Laurence Rittenbaud a finalement remis en cause leur accord et requis jusqu’à 50 ans de prison pour le réalisateur. C’est à ce moment que Roman Polanski aurait fui les États-Unis pour l’Europe. Son avocat, Harland Braun, lui aurait conseillé de faire connaître cet accord pour clore l’affaire une fois pour toutes. L’avocat français de Roman Polanski, Maître Hervé Témime, contacté par Le Parisien, n’a cependant pas confirmé l’information, mais confirme que son avocat américain avait "avait effectué diverses demandes de longue date auprès de la justice américaine".