Le Lundi au soleil, Y'a le printemps qui chante, Les Dalton… Tous ces titres, dont nous fredonnons aujourd'hui encore les paroles, c'est à lui qu'on les doit : Franck Thomas, parolier des plus grandes stars de la chanson française, s'est éteint ce vendredi 20 janvier à l'âge de 80 ans dans son domicile parisien. Sa fille Eponine Begeja a annoncé que l'artiste a été victime d'un arrêt cardiaque.

Franck Thomas et Jean-Michel Rivat, un duo à succès

A partir des années 1960, Franck Thomas forme, avec Jean-Michel Rivat, l'une des plus fameuses collaborations de la chanson française. Ensemble, ils écrivent pour Claude François, Joe Dassin, Patrick Juvet ou Stone et Charden. Rien ne destinait pourtant Franck Thomas, né Franc Combès, à cette carrière dans le show-business : après des études aux Arts Déco de Limoges, il devient peintre sur porcelaine, puis exerce différents métiers avant de monter à Paris. Au début des années 60, il rencontre Eddy Mitchell, pour qui il écrit quelques chansons, ainsi qu'à d'autres artistes des "yéyés". C'est cependant avec Jean-Michel Rivat qu'il atteint la consécration, et commence à écrire pour les plus grandes stars de son époque.

Une brillante carrière en solo

Franck Thomas s'est également illustré en écrivant seul. On lui doit notamment Le Téléphone pleure, L'Amour, c'est l'affaire des gens (Gilbert Bécaud), ou encore Ne me marchez pas sur les pieds, une chanson interprétée par Michel Polnareff. Il produira également 3 albums de Gérard Berliner, avant de s'illustrer en tant que scénariste, pour le film Faubourg 36 de Christophe Barratier avec Gérard Jugnot et Clovis Cornillac (2008), dont il écrit également toutes les chansons. Le titre Loin de Paname lui vaudra d'ailleurs un Oscar en 2010.

Jusqu'à la fin de sa vie, Franck Thomas se sera consacré à sa passion pour la chanson française : il signe tous les titres de Kiki de Montparnasse, la comédie musicale mise en scène par Jean-Jacques Beineix, tirée du roman graphique de Catel et Bocquet.