2 candidats face à un mur de 12 m de haut. Une tension quasi-insoutenable du début à la fin de l'émission. 1,5 million d'euros à gagner, si les boules sont favorables… Avec cette recette redoutable de simplicité, Christophe Dechavanne entend relancer sa carrière de présentateur, tout en offrant à TF1 un jeu capable d'attirer à lui la majorité des audiences, et de faire en tout cas aussi bien que Money Drop, qui lui cède sa place (pour l'instant).

Un jeu de culture générale sous très haute tension

The Wall est une adaptation du jeu américain du même nom, diffusée par la NBC depuis le mois de décembre 2016. Son principe est enfantin : 2 candidats, qui jouent en collaboration, doivent faire descendre des boules du sommet du mur jusqu'à sa base. Elles atterrissent alors dans des cases sur lesquelles sont inscrites des sommes d'argent. Si la boule est verte, la somme correspondante est gagnée, si elle est rouge, cette somme est retranchée de la cagnotte. Pour faire passer les boules au vert, il faut répondre à des questions de culture générale, évidemment de plus en plus difficiles à mesure que l'émission avance.

A partir de la 2e manche, l'un des 2 candidats est isolé dans une pièce aveugle et insonorisée et n'intervient plus que pour répondre aux questions, sans savoir où en est leur cagnotte. Le candidat resté seul face au mur doit alors choisir, entre 7 endroits possible, celui d'où partira la prochaine boule. Avec une telle somme en jeu (jusqu'à 1,5 millions d'euros, beaucoup moins si l'aventure tourne au vinaigre), nul doute que le suspense risque de faire perdre quelques années d'espérance de vie aux courageux candidats. Embarquant avec eux le téléspectateur à bord de véritables "montagnes russes émotionnelles", comme l'explique Christophe Dechavanne dans son interview pour Télé Loisirs.

Un pari risqué pour TF1

Remplacer Money Drop, l'un des hits du jeu télévisé de TF1, par une émission inconnue du public français ? Certainement, TF1 mise gros, d'autant que face à elle, on trouve Nagui et N'oubliez pas les paroles. Sur Télé Star, Dechavanne relativise sans toutefois ignorer l'enjeu : "Je suis excité mais c'est de l'excitation positive. J'ai grandi, je prends les choses avec l'importance qu'elles ont. Je ne vis pas à Alep, je ne suis pas un migrant, je n'ai pas Trump comme président, donc j'ai moins d'angoisse que ces gens-là. Ça n'est 'que' de la télé, qu'un jeu, où se joue mon avenir, certes. Oui, car là, si je me plante, ça va être compliqué." Bref, pour Christophe Dechavanne aussi, le stress est au rendez-vous !