Avec La Planète des singes : Les origines, c'est à un véritable défi que se confronte le réalisateur Rupert Wyatt en 2011. Réaliser un film où singes et êtres humains évoluent ensemble… dans tous les sens du terme, mais aussi offrir à la célèbre saga inspirée du roman de Pierre Boulle une genèse crédible et percutante, voilà un cahier des charges difficile ! D'autant plus difficile que les fans étaient nombreux à attendre cette nouvelle production au tournant. Mal leur en aura pris : le film fait un carton au box-office et comblera tous les désirs des amateurs de SF ! Ce soir, sur TF1, vous aurez l'occasion de vérifier si toutes les promesses ont bien été tenues. Pour nous, elles le sont, pour au moins 4 raisons !

1. Une prouesse technologique

Le film réussit à conjuguer avec beaucoup de brio prises de vues réelles et performance capture, notamment pour toutes les scènes impliquant des chimpanzés, c'est-à-dire 99% du film ! Pour obtenir un rendu le plus réaliste possible, les acteurs interprétant les singes (dont l'incontournable Andy Serkis dans le rôle de César) ont endossé des combinaisons bardées de capteurs, évoluant non pas devant un fond vert mais dans les décors réels, au milieu des acteurs "humains". Les interactions entre les différents personnages y gagnent beaucoup en authenticité ! Les effets spéciaux ont été rajoutés par la suite, nous donnant à voir une galerie de primates plus vrais que nature, d'autant plus troublants qu'ils déploient une impressionnante palette d'expressions humaines.

2. Une amitié poignante

Entre César (Andy Serkis) et son "papa" Will Rodman (James Franco), c'est une relation profonde qui se noue sous nos yeux. Adopté tout jeune par le scientifique, César va développer des capacités intellectuelles extraordinaires grâce à l'invention de son père adoptif, avec qui il va tout apprendre. Leur lien est d'autant plus tragique que l'intrigue nous plonge bientôt dans les prémisses de la révolution des singes, jusqu'au moment où César va s'émanciper de son ami, pour le meilleur et surtout pour le pire (du point de vue des humains, en tout cas !). Une rupture symbolique qui fait écho à cet instant redouté par tous les parents, où leur enfant doit quitter le nid et faire ses propres choix.

3. Incroyable Andy Serkis

Le choix du célèbre interprète de Gollum dans Le Seigneur des Anneaux s'est imposé comme une évidence pour Rupert Wyatt. Il faut dire qu'aucun autre acteur ne maîtrise aussi bien la technologie de la Performance Capture. Dans le rôle de César, il vole la vedette à tous les autres acteurs grâce à son jeu sensible, profondément humain… ou pas !

4. Le retour de Drago Malefoy

Méchant un jour, méchant toujours ? Dans ce reboot de la saga, Tom Felton, alias Drago Malefoy dans la saga Harry Potter, interprète un gardien de zoo sadique et stupide, qui prend un malin plaisir à faire souffrir ses petits pensionnaires. Malheureusement pour lui, il s'est attaqué cette fois à beaucoup plus malin… Pauvre Tom Felton ! A quand un rôle de good guy pour le blondinet ?