Le Front National se fait à nouveau une pub très négative avec la violente altercation entre une équipe du Petit Journal et le service d’ordre du FN, diffusée lundi soir sur Canal+. Prises pour des membres de l’émission Quotidien, Lucie Rémy et Bérénice Gabriel, respectivement journaliste et cadreuse, ont été expulsées sans ménagement du meeting, avant d’être finalement rattrapées par le service d’ordre, qui leur a assuré qu’il y avait eu "méprise".

Bérénice Gabriel attrapée à la gorge par le service d’ordre du FN

Vendredi 17 février, Marine Le Pen tenait un meeting dans le Jura, auquel se sont rendues Lucie Rémy et Bérénice Gabriel, sa cadreuse, pour Le Petit Journal. Mais sur place, rien ne s’est déroulé comme prévu. Sur la vidéo diffusée lundi soir, on voit le service d’ordre expulser violemment les deux jeunes femmes, malgré les protestations de Lucie Rémy. "On est accréditées ! Monsieur on est accréditées !", s’exclame-t-elle, tandis qu’un vigile lui répond : "Casse-toi !". La journaliste s’offusque alors du traitement extrêmement violent du service d’ordre, qui saisit Bérénice Gabriel par la gorge : "Vous ne la tenez pas par le cou s’il vous plaît. […] Vous ne tenez pas ma caméraman comme ça." L’équipe du Petit Journal est mise à la porte sans ménagement, mais la suite est encore plus surréaliste.

Le Front National évoque une "maladresse"

Quelques minutes plus tard, un autre membre du service d’ordre vient les chercher à l’extérieur du bâtiment pour leur demander si elles souhaitent rentrer. "Ah, parce que maintenant on parle sur un ton calme? Est-il possible de parler au collègue qui a tenu ma caméraman par la gorge ?", lance Lucie Rémy, manifestement secouée. Le vigile explique qu’il s’agit d’une "maladresse" et qu’il y a eu "méprise entre Le Petit Journal et Quotidien". "Ah, parce que nos collègues de Quotidien par contre, eux, n'auraient pas été acceptés ici ?", interroge Lucie Rémy, ce que confirme le vigile. Contactée par L’Express, Lucie Rémy met de côté la rivalité entre Le Petit Journal et Quotidien pour dénoncer ce traitement des journalistes : "On est face à des gens qui ont un comportement violent et inacceptable, que ce soit face à un journaliste radio, télé, du Petit Journal ou de Quotidien." Nouvelle casserole pour le Front National qui commence à les accumuler.