Si Pokémon GO devenait le nouvel outil pour les prédateurs sexuels de détecter leurs victimes ? C'est la crainte d'Andrew Cuomo, gouverneur de l'Etat de New York aux Etats-Unis, qui a mis en place une toute nouvelle mesure de sécurité. 

Pas de Pokémon GO pour 3000 new-yorkais

Andrew Cuomo, le gouverneur de l'Etat de New York, a demandé au département pénitentiaire et de probation (DOCCS) d'interdire Pokémon GO aux potentiels prédateurs sexuels. Il a souligné hier, 1er août dans un communiqué, que ces personnes condamnées pour des délits à caractère sexuel, qui ont déjà purgé leur peine mais qui restent fichées, sont près de 3000 à New York. "La priorité est de protéger les enfants de New York et, à mesure que la technologie évolue, nous devons nous assurer que ces avancées n'offrent pas de nouvelles possibilités à de dangereux prédateurs de s'en prendre à d'autres victimes", a déclaré Andrew Cuomo.

Il a également adressé un courrier à Niantic, le développeur de Pokémon GO, lui demandant d'empêcher ces anciens prédateurs sexuels de jouer à l'application. Car il faut savoir que le jeu de Niantic téléchargé plus de 75 millions de fois à travers le monde est surtout prisé par les jeunes et les adolescents. 

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Le danger de Pokémon GO

Andrew Cuomo a pris cette décision pour une raison : deux élus du Sénat new-yorkais ont démontré dans un rapport que des enfants avaient joué, sans le savoir, à Pokémon GO près, et même chez, le domicile de délinquants sexuels fichés. Ce deux sénateurs ont visité les alentours de 100 habitations de prédateurs sexuels fichés à New York et ont découvert des dizaines de Pokémon, qui pourraient attirer de jeunes joueurs. De plus, le New York Times rapporte que ce nouveau projet de loi invite fortement Niantic a enlever tous les Pokémon se trouvant près des domiciles de ces prédateurs. A ce jour, aucun incident n'a été relevé. Pour l'instant...