Le film Dalida ? C'est avant tout l'histoire d'un pari réussi. Lisa Azuelos a décidé de réaliser, avant tout et comme à son habitude, un portrait de femme. La réalisatrice de LOL s'est penchée cette fois sur le parcours d'une superstar : Dalida. Derrière les paillettes, les tubes incontournables et une voix inimitable : les drames. De ses traumatismes d'enfance au Caire à ses déboires amoureux en passant par la dépression, on découvre un personnage aux multiples facettes. 

Casting de rêve

Lisa Azuelos le dit : elle a eu de la chance, tous ceux à qui elle a proposé un rôle ont accepté. Pour jouer le rôle de Dalida, la réalisatrice a choisi sans aucune hésitation Sveva Alviti, actrice italienne qui ne parlait pas un mot de français. Son interprétation de Je Suis Malade a fait pleurer la réalisatrice lors de son casting... et elle n'a eu aucun doute en lui proposant le rôle. Il faut avouer que son interprétation est bluffante : chant, danse, larmes... Sveva Alviti porte le film sur ses frêles épaules et nous bluffe. Du côté des acteurs masculins, on note la ressemblance physique troublante avec les hommes de la vie de Dalida. Jean-Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider... Impressionnants.  

Ce qu'on a aimé 

Le film dure deux heures et on ne voit absolument pas le temps passer, ce qui est rare. La vie de Dalida a été si riche et ponctuée de nombreux drames qu'il est difficilement concevable qu'une personne ait pu vivre autant de choses... Si Dalida avait été un personnage fictif, nous aurions même pu reprocher au scénario de ne pas être assez réaliste. Nous avons adoré la subtilité de certains détails permettant au film d'être moderne tout en nous rappelant des prestations ou chansons culte de la star. Les tenues vintage et les éléments de décoration sont hyper bien trouvés. On aime également découvrir la vie de Dalida sous le prisme de ses amours tout en pointant du doigt sa dépression mal soignée. Jamais Dalida, ses chansons et son parcours n'ont paru si modernes.