Ils ont passé des essais pour un long-métrage français qui devait être adapté d'une bande-dessinée... Un an plus tard, Sofia Lesaffre et Stéphane Bak n'en reviennent toujours pas. Ils ont été choisis pour jouer les héros de Seuls. Le réalisateur David Moreau s'est attaqué à la BD phénomène et est attendu au tournant ! A l'occasion de la sortie de Seuls mercredi 8 février au cinéma, rencontre avec les comédiens Stéphane Bak et Sofia Lesaffre. 

Qu'avez-vous pensé de vos personnages en découvrant la BD ?

S.L : Je connaissais déjà la BD, et donc le perso de Leila. C'est vraiment un personnage comme je les aime, avec sa force et ses faiblesses. C'était un personnage que j'aimais et déjà je me disais "oh j'aimerais trop voir cette histoire adaptée, en film, en série... l'histoire est dingue". 

S.B : Moi je suis totalement opposé à  Dodji, je suis beaucoup moins discret et solitaire. C'est ce qui fait la force du personnage. Mais je partage son impulsivité !

C'était comment de tourner dans Paris... vide ?

S.L : C'est ce qui est vraiment bien : on a pris le pari fou de ne pas trop donner dans les effets spéciaux et les fonds verts. On a vraiment essayé de coller au mieux à ce que vivaient les personnages donc on a bloqué des parcelles d'autoroute, on a vidé des centre commerciaux, on a bloqué les rues... on a fait ça à l'américaine (rires)

S.B : On a beaucoup tourné de nuit et c'était compliqué parce que Jean-Stan (Terry) et Kim (Camille) étaient mineurs et ils doivent tourner beaucoup moins que nous.

Si vous aviez Paris vide pour vous une journée, vous feriez quoi ?

S.B : J'irais à Rolex Vendome !

S.L : Je me ferais un vrai kiff à cheval sur les Champs Elysée à la Walking Dead ! (rires)

Vous avez la pression d'être à la hauteur des espérances des fans de la BD ?

S.L : On n'a pas envie de décevoir les fans de la BD mais on ne fait pas seulement une histoire pour eux, il faut que ce soit une histoire pour tout le monde. On n'a pas un budget américain mais on a réussi à faire quelque chose qui tient debout : du bon cinéma.

S.B : Je trouve qu'il y a eu une volonté de faire un vrai film, et pas un produit de cinéma hollywoodien. Ça reprend les codes de ce qu'on aime, mais la photographie et l'image étaient importantes, le décor, le jeu... tout avait un sens dans la construction du film. Je ne me suis pas mis la pression pendant le tournage, ça aurait été trop difficile de travailler sereinement. J'étais déjà fan de Dodji, j'avais envie de rendre le meilleur des hommages possibles. Pour le moment c'est très positif. Il n'y a pas longtemps on a fait une projo équipe et l'un des assistants est venu avec son petit frère qui est fan de la BD. Il a 12 ans et il était trop ému de nous voir, c'était hyper touchant, vraiment ça m'a bouleversé. Il m’appelait Dodji et je trouvais ça trop mignon !

Une suite est prévue ?

S.B : Prévue non, espérée oui. Ça dépendra de l'accueil du film. Ici tout le monde en a envie : maintenant ça n'appartient qu'au public. S'il a envie de voir un autre film on peut garantir que toute l'équipe a envie de le faire. Il y a des sagas françaises de comédies comme Les Profs, mais pas de films fantastiques ! Même Besson ne fait pas de suite à ses films donc on adorerait que ce soit une première !