La Fille de Brest sort le 23 novembre au cinéma, le long-métrage qui ouvrait le festival international du film de Saint-Sebastien parle d'un scandale sanitaire, celui du Mediator. Raconté à travers l'oeil de l'actrice de Mon Roi, le film mérite d'être vu, on vous explique pourquoi.

Un personnage humain avant tout

Sidse Babett Knudsen (on ne vous en veux pas si vous n'arrivez pas à prononcer son prénom) interprète avec justesse Irène Franchon, la pneumologue qui a permis de révéler que le Mediator était responsable de la mort de 1300 personnes. On la découvre, à l'hôpital de Brest, têtue et courageuse, bien décidée à ne pas abandonner ses patients à leur sort. Un dialogue du film résume parfaitement le combat d'Irène : "Mais si on ne le fait pas, qui se battra pour eux ?". Sans être un personnage idéalisé, la mère de famille a des défauts bien réels, mais sa détermination est plus forte que tout.

Un sujet peu sexy, un film qui accroche

Vendre le scandale du Mediator à un grand public peut sembler une tâche difficile, pourtant, Emmanuelle Bercot s'attache à réaliser un film sans longueur avec des personnages pertinents et une intrigue tient le public en haleine jusqu'à la fin du long-métrage. On peut simplement regretter une histoire d'amour qui peine à trouver sa place dans un film totalement dédié au combat d'une femme contre les institutions et pour les malades. La fin n'est ni moralisatrice ni gnangnan et aura le mérite de faire réfléchir le spectateur aux dangers des laboratoires pharmacologiques. La Fille de Brest est un film équilibré, porté par une actrice convaincante et une rage bien réelle. A ne surtout pas louper.