Le réalisateur Justin Kurzel avait un défi de taille : adapter au cinéma la série de jeux vidéo à succès d'Ubisoft, Assassin's Creed. Si le film tente d'envoler du lourd avec un casting international (Michael Fassbender et Marion Cotillard) et de l'action à gogo, on a du mal à apprécier pleinement le long-métrage.

Assassin's Creed, ça parle de quoi ? 

A l'instar des jeux vidéos, on suit dans le film les aventures d'un homme qui revit l'histoire de ses ancêtres grâce à une machine appelée l'"Animus". Callum Lynch (joué par Michael Fassbender) entre dans la peau de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle grâce à l'"Animaus, une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique. Ce projet est dirigé par Sofia (Marion Cotillard). Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, et il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent cette fois-ci, une autre organisation redoutable : l’Ordre des Templiers.

Pourquoi on a aimé... ou pas

Premier bon point du film Assassin's Creed : on y retrouve les codes qui ont fait le succès des jeux vidéo, à savoir les cascades à travers la ville, les costumes qui nous plongent dans une époque oubliée et ce parallèle entre le passé et le présent.
Le problème : si Justin Kurzel a essayé de séduire les spectateurs à grand renfort d'action non-stop et d'acteurs connus, le film a du mal à s'envoler. L'histoire reste alléchante, pourtant, la réalisation est simple (à l'image d'un film d'action classique made in Hollywood) et les personnages, interprétés par des acteurs pourtant très bons d'ordinaire, manquent d'épaisseur. Tandis que Michael Fassbender n'a que peu de textes durant les deux heures de film, Marion Cotillard nous offre une même expression, un seul visage tout le long de l'adaptation.

En somme, Assassin's Creed est un bon film d'action, fidèle à l'univers originel, mais on reste sur notre faim en raison d'une réalisation et de personnages pauvres. Dommage.